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Vielosophi & Cie

Vielosophi & Cie

Tentatives de réflexion pour vivre et agir en conscience...

rêver, est-ce se mentir à soi-même ?

Comment aborder mes illusions de manière philosophique, et du coup, comment faire avec, comment mieux les vivre, ou alors, les envoyer balader, sans toutefois écrire ici une page de mon journal intime… ? Ma foi, je tente l’expérience. Sujet brûlant chez moi, en ce moment. Psychologiquement parlant, je suis en train d’accepter et d’assumer le fait d’être une rêveuse. Mais puis-je en faire une posture philosophique ?

Comme j’en parlais dans mes premiers articles, le mensonge est quelque chose que je refuse en bloc. Alors me mentir à moi-même… Impossible. Mais arrêter de rêver… Impossible. Afin d’éviter la scission avec moi-même, va falloir que je dénoue le problème…
Qu’est-ce que j’entends par « rêver » ? En ce qui me concerne, ici c’est le rêve éveillé, les espoirs que j'ai ou les projections que je fais sur ma propre vie. C’est prendre mes désirs pour des réalités. Mais là où je ne me leurre pas, c’est que j’ai conscience du processus : je sais très bien que je prends en compte uniquement le bon côté des choses (et je vois très bien qu’il y a aussi des « mauvais » côtés…). Je suis d’une nature optimiste : ça fait que j’ai foi en pas mal de choses et que j’avance, que je ne me blinde pas, que je ne suis pas désespérée par ce monde qu’il est trop injuste... Je sais que du bon, il y en a toujours à prendre. 
Et puis je me rends compte avec le temps que certains de mes rêves se réalisent. Pas forcément de la manière que j’espérais, pas aussi vite que je l’aurais voulu… Parce qu’entre le rêve et sa réalisation, ben justement, il y a la réalité, les circonstances, les évènements, mais aussi le fait que quoi qu’il arrive, on ne perde jamais vraiment ses rêves de vue, même si pendant certaines périodes on est obligé de les mettre en stand-by. Par contre je ne supporte pas que quelqu’un d’autre, même si c’est « pour mon bien » me démonte mes rêves (euh.. sauf si la personne en question fait partie du rêve...), s’ils meurent c’est que je les laisse mourir, ou plutôt, que mon cœur (ou du moins, une entité dans le genre qui chez moi commande, au fond), les abandonne pour d’autres. J’ai besoin de ces rêves pour aller bien, pour faire d’autres choses, même, qui n’ont rien à voir avec eux, parfois. A chacun sa dope, à chacun son carburant. C’est beau de rêver, ouais… Et tant qu’il y a de l’espoir il y a de la vie (oui je le dis comme ça, moi, d’abord !!). Le rêve en tant que posture philosophique ? Pourquoi pas finalement, c’est juste une façon comme une autre d’aborder sa propre vie. Il y a juste une chose à garder en tête, à mon sens : c’est un rêve éveillé, je sais donc que je rêve. Je prends mes rêves pour des réalités, mais je sais pertinemment que la réalité n’est que ce que je touche pour de bon, au jour le jour. Si j’oubliais ça, oui, je sombrerais dans une folie douce.
C’est là peut-être que je peux répondre à la question : dans ce cas, rêver n’est pas se mentir à soi-même. D’ailleurs… Est-ce qu’on peut se mentir à soi-même ?

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louvemisss 14/02/2008 02:24

bonsoir,je pense oui qu'on peut se mentir à soi-même, renier un sentiment par exemple, c'est se mentir à soi-même, selon moi bien sûr.concernant le rêve, le rêve éveillé selon ta définition, c'est pour moi un refuge, où je m'exile non pas sans accepter la réalité, ni en vivant une factice existence en faisant abstraction de tout repère rationnel, mais qui me permet d'envisager des possibles ou des impossibles, de réaliser des espoirs ou des idéals, et ainsi d'en voir les excès, et de savoir ce que je veux vraiment, et de savoir ce que je projette réellement. C'est aussi tout simplement un moyen de faire abstraction de la réalité, en toute conscience toujours, de s'égarer, de rêver quoi... être dans la lune...

Morgane 16/02/2008 18:12

Bonjour ! c'est exactement ce à quoi je pensais... Merci !

jean-marie 01/01/2008 10:57

Mes meilleurs voeux pour cette nouvelle année 2008
amicalement
jean-marie

jean-marie 26/12/2007 14:21

Je viens simplement te souhaiter de passer de très bonnes Fêtes, ma chère Morgane.Et une bonne fin d'année en attendant le nouvel an...bises amicalesjean-marie

jean-marie 19/12/2007 11:33

Bonjour, chère Morgane...Tu présentes des arguments intéressants que je suis bien près de faire miens. J'adhère à ta façon de concevoir le rêve et la réalité.En ce qui concerne mon site, par exemple, j'ai choisi la catégorie "Rêver" parce que j'ai pensé que c'était celle qui me laissait le plus de liberté. J'avais l'intention de raconter ma vie, ou une partie de cette vie mais il m'arrive très souvent de projeter dans le passé que je décris et de présenter comme une réalité des rêves que je n'ai jamais vu se réaliser...C'est un peu pour cette raison que j'ai appelé  mes articles "autobiographiques", certains "Affabulations", d'autres "la vie supposée de JM"... Peut-être suis-je en train de mentir au lecteur mais je ne mens pas à moi-même...Comme tu le laisses entendre en conclusion, mais en relançant la réflexion par un point d'interrogation, je crois que le rêve n'est pas un véritable mensonge. Ecrire ainsi peut devenir, c'est banal de le dire, une forme de thérapie... Trop parler de regrets serait insupportable et reviendrait à dresser un simple constat d'échec.très amicalementjean-marie

Morgane 25/12/2007 22:08

Le rêve au passé, le rêve au présent, le rêve au futur... Je pense que ces trois-là n'ont pas la même fonction... Mais peut-être qu'ils ont tous quelque chose en effet, de thérapeutique... Mais là on entre dans le domaine mystérieux de la psychologie... En tout cas, les regrets, certainement, ça ne sert pas à grand chose d'autre que nous miner et nous empêcher d'avancer. Ceci dit si un "simple constat d'échec" permettait de ne pas recommencer les mêmes erreurs ?