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Vielosophi & Cie

Vielosophi & Cie

Tentatives de réflexion pour vivre et agir en conscience...

le questionnement du bonheur

Régulièrement je consulte les statistiques concernant la fréquentation de mon blog. Il se trouve que beaucoup de visiteurs arrivent par un moteur de recherche, en général Google, avec très souvent cette question, directement posée sur Internet "Qu'est-ce que le bonheur ?" Et c'est vrai que c'est un sujet que j'ai traité plusieurs fois. Mais ce qui est étonnant, c'est cette récurrence de la question. J'imagine que ce sont des visiteurs qui ne savent pas avec certitude ce qui les rendrait heureux. 
J'espère qu'ils ne trouvent pas de réponse dans mes articles, mais plutôt des pistes de questionnement, car en effet, c'est une réponse très personnelle que l'on doit apporter à un questionnement universel... Et là je me dis que c'est ce qui fait tout le caractère philosophique de cette question... Enfin, non, plutôt, c'est dans cette optique seulement que l'on peut lui donner une dimension philosophique... Par exemple, les religions apportent des réponses à cette question, certains courants philosophiques également, les systèmes économiques aussi, en fait, certainement qu'au coeur de chaque système mis en place par l'être humain il y a cette quête du bonheur. L'utopie vient du fait que l'on s'imagine un bonheur pour tous, individuellement, par le biais d'un système collectif. Les déceptions permanentes que nous éprouvons au coeur des sociétés dans lesquelles nous vivons viennent certainement en partie de là. Ne faudrait-il pas voir les choses dans l'autre sens ? La quête du bonheur personnel (qu'est-ce qui moi me rendrait heureux ?) avec la seule condition (et c'est ça qui est compliqué) de ne jamais nuire à la quête de bonheur d'autrui, en oubliant un système au-dessus qui régulerait nos vies, nos actes, nos pensées ? Je ne suis pas en train de faire l'apologie du capitalisme, le bien-être individuel pour une société heureuse, d'ailleurs, une "société heureuse", pour moi, cela n'a aucun sens : un être humain a ce genre de sentiment, pas une entité théorique comme une société, qui de toute façon souffrira toujours d'exceptions et donc de contradictions internes.
En fait, ce qui semble se dessiner dans ma petite tête, c'est l'image d'une société de philosophes, c'est-à-dire, de personnes qui réfléchissent et agissent en conscience et en paix... Potentiellement, on en est tous capables, mais pour l'instant le mot philosophie fait toujours un peu peur, on le méprise car il fait intellectuel, et j'ai l'impression que dans une époque où le président s'affiche avec les people et les géants de l'industrie et de la publicité, les intellectuels ne sont pas prêts d'être aimés à nouveau...
Ce que je voulais rajouter aussi, et c'est ce qui me rassure, c'est que cette question, "qu'est-ce que le bonheur ?" soit autant posée, ce qui veut dire que cette quête du gros pouvoir d'achat mise en avant n'est pas satisfaisante pour tout le monde. 
Dis-moi, visiteur du bonheur, d'où viens-tu ? Qui es-tu ? Qu'est-ce qui t'amène à poser cette question ?

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Destinée 31/01/2008 22:50

Sourire...la quête du bonheur!Le bonheur, n'est rien d'autre qu'un mot!

Morgane 06/02/2008 23:43

Certes, oui, c'est un mot... Mais aucun mot n'est rien qu'un mot... Un mot existe parce qu'il sert à dire quelque chose, il a une signification, et il désigne aussi quelque chose de plus ou moins tangible dans ce qu'on appelle la réalité (mais ça aussi c'est un mot)... Un mot comme "bonheur" semble-t-il  creux parce qu'il a une infinité de significations possibles ? La quête du bonheur n'est-elle pas d'abord la volonté de définir pour soi-même ce qu'on entend par ce mot-là ?

jau_jacqueline 29/01/2008 11:23

la vraie vieserait dans la réflexion, dans l'insatisfaction, dans le besoin impérieux de se retrouver, de se situer, de se ressourcer.Un appel à nos valeurs morales avant tout qui s'égarent dans un tourbillon géant,Un appel à chercher l'essentiel et ne pas se noyer dans le superficiel,Une profondeur à explorer, chacun peut y parvenir, à savoirque nul ne détient la vérité,que nul ne saura jamaiset que dans ce dédale jalonné d'obstacles, nous sommes des explorateurs, en quête d'un savoir, de curiosités, et que le tempspeut s'écouler à notre bon vouloir, que notre lumière aura l'intensitéqu'on s'emploiera à lui donner, que notre intériorité répond à un questionnement permanent,alors oui, nous sommes des bâtisseurs de conscience en sachantque le présent est dans l'imparfait,que nos désirs prendront forme de réalitési nous savons vraiment ce que nous voulons,alors seulement, nous y verrons plus clairet notre regard porté sur l'extérieur, devrait faire une introspectionalors des passages éclairés nous aideraient mieux à discerner...et que ce petit bonheur est présent quelque part, à un certain endroit, Jackie

Morgane 16/02/2008 18:36

Je me demande si la quête du bonheur, finalement, ce n'est pas tout simplement de chercher à donner un sens à sa vie,En tout cas c'est la voie que semble indiquer votre commentaire...

thomassaint 14/01/2008 10:29

la question du bonheur... cela nous renvoie à  Saint Just qui la posait au cours de la révolution : "la question du bonheur est posée.."d'accord avec le "tous "philosophes; ce qui demande quand même de savoir et pouvoir manier concepts et abstractions, sinon le risque est de faire de la philo de bistro, à la Sarkozy, par mauvais exemple !  Et pose la fonction de l'école, entre autres: par expérience, on peut "faire" de la philo avec des enfants , même jeunes. Qu'en pensez-vous ?cordialementJT

Morgane 16/01/2008 10:07

Le "tous" philosophes, un vieux rêve de l'Antiquité. Effectivement lorsque j'évoque cela je ne prends pas en compte le côté pragmatique des choses. C'est plus une potentialité, dirais-je, qui je le crois est à l'intérieur de chacun, mais qui n'est pas forcément exploitée par chacun... L'éducation bien sûr a son rôle à jouer, l'école d'ailleurs redécouvre que les enfants aiment philosopher, à la manière de Socrate, dans un langage simple en remettant en question les évidences. Le rôle de l'enseignant dans ce cas est fondamental car il doit justement permettre à tous les enfants de s'exprimer, de débattre, de dépasser leur timidité tout en évitant les lieux communs. L'enseignant ne doit pas non plus induire dans le raisonnement de l'enfant ses propres conclusions. Mais cela peut, je le crois, redonner à la philosophie sa fonction humaniste première, en la dédramatisant (par rapport à l'abord qu'on en fait en terminale, en plongée immédiate chez les auteurs). Il me semble que faire de la philo à l'école cela permet de suivre un cheminement plus naturel quant à la rencontre entre un individu et cette "activité" fondamentale.