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Vielosophi & Cie

Vielosophi & Cie

Tentatives de réflexion pour vivre et agir en conscience...

les habitudes

Tout d’abord, juste dire que… Ouh, pas facile de prendre du temps pour blogger en ce moment, je suis là, pas loin, je « zieute » de temps en temps la blogosphère mais ne m’y pose pas vraiment… D’ailleurs merci aux visiteurs qui passent ici quand même régulièrement… !

J’habite en région parisienne, dans le sud de l’Essonne, assez sympa d’ailleurs ce coin entre Paris et la campagne. Je n’y suis pas née, je ne compte pas y rester, j’y suis de passage avant que la vie ne m’emmène ailleurs. Pourquoi cette petite digression sur ma vie personnelle, outre le fait que ce genre de détails intéresse mes fans (ouais j’aime bien me la raconter…) ? Parce que je prends le bus le matin pour me rendre au travail, et cela provoque toujours en moi un tas de questions, notamment sur les habitudes. Et j’entends souvent les « rebelles » se moquer de ceux qui font toujours exactement les mêmes gestes, à la minute près, notamment le matin: se lever, se laver, déjeuner, partir au travail, toujours de la même manière. Les mêmes habitudes. Mais y a-t-il de mauvaises habitudes ? 
J’adore observer, écouter les gens. Peu de monde monte dans le bus que j’emprunte, toujours les mêmes personnes, toujours aux mêmes places. D’ailleurs, dans le bus qui s’arrête avant, et dans lequel je ne monte pas à moins d’avoir vraiment raté mon réveil, les gens sont assis aux mêmes places et regardent dehors de la même manière, chaque matin. Une dame prend le bus en même temps que moi. Maintenant on se salue, simplement, à l’arrêt de bus. Et j’ai remarqué un truc bizarre. Je monte toujours devant elle parce que je n’attends pas sous l’abribus, mais au bord du trottoir (non je n’en tire pas de conclusions psychologiques), et je crois que depuis le début je m’assois, sans le faire exprès, à sa place, enfin, je veux dire, à celle qu’elle occupait immanquablement avant que je n’emprunte ce moyen de transport. Ceci dit depuis que je me suis fait cette remarque je « change de place » tous les matins, mais c’est vrai que cela me demande un effort décisionnel peut-être inutile pour une chose aussi futile. Ah oui, alors tout ça pour dire deux choses. La première, c’est que je rêve d’un monde où les gens pourraient se dire les choses simplement, sans crainte du jugement d’autrui (« Excusez-moi mademoiselle mais vous vous asseyez à la place que j’occupe d’habitude, et c’est quelque chose qui vient troubler le cours de mes pensées tranquilles du matin, avant d’endosser le rôle professionnel que la société du travail m’a attribué, etc, etc… »). Et cela m’amène à une deuxième remarque : chacun a le droit d’avoir des rituels, des habitudes, des automatismes, des réflexes. Ce n’est pas parce que je fais des choses machinalement que je ne pense à rien. Lorsque j’étais étudiante, je travaillais dans les vignes. Je pratique régulièrement la course à pied. Et c’est dans ces moments-là, où je n’ai pas à réfléchir à ce que je suis en train de faire, que je réfléchis le mieux. Même mieux que lorsque je m’assois et ne fais que réfléchir. Peut-être parce que le mouvement du corps, dans une activité répétitive comme la course ou la marche me donne un rythme de fond qui permet à mes pensées de se délier, un peu comme un arrangement musical ou une mélodie sur une rythmique. L’expérience de pensée serait-elle indissociable de l’expérience physique ?

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jau_jacqueline 18/03/2008 15:20

Je retiendrais simplement : avoir sa place. J'ai mis trente ans à chercher la mienne, je l'imaginais sur un banc public... mais la vraie place que l'on souhaiterait et qui nous correspondrait, ce n'est pas simple. Dans la vie, faut faire des choix et aussi il y a ceux qui s'imposent : alors l'excuse de la jeunesse prend le dessus et les années passent et l'on finit par s'oublier...et un jour, changement de situation, et on se retrouve face à soi-même, un questionnement d'abord,, une réflexion ensuite et le besoin impérieux de réaliser ce qui était caché au fond de soi. Alors cette quête prend un certain temps à l'aborder, à la mettre en place, et après cette place qui était libre, est occupée par soi.Cette place sur le banc public qui m'attirait, ne me correspond plus.Car l'essentiel est bien là, et ce n'est pas anodin : aller au bout de ses pensées, être en adéquation avec soi-même.Autant de remise en question, et la vie est ce jalonnement,, puis un cheminement de la pensée.                                             Jackie

Madison 14/03/2008 18:29

C'est pour ça que j'adore nager. Comme on dit, ça me vide la tête et en même temps, ça me permet de reflechir sereinement.

Morgane 16/03/2008 10:36

Bonjour Madison!En ce qui me concerne, la natation, c'est pareil, et au moins une fois par semaine, pour les mêmes raisons, et je ne sais pas pour toi, mais moi en plus j'adore les sensations auditives qui accompagnent les mouvements dans l'eau...PS : Sympa ton autre site !

Martin 14/03/2008 12:07

"Ce n’est pas parce que je fais des choses machinalement"...C'est au contraire, pour moi en tout cas, l'occasion de laisser tourner l'esprit dans sa fantaisie, qui peut être grave parfois. Lorsque je tonds la pelouse, malgré le bruit, combien de fois me viennent ces idées qui ne surgissent qu'en cette occasion !Bonjour Morgane :)

Morgane 16/03/2008 10:48

Bonjour Martin ! J'ai déjà remarqué ça, en passant l'aspirateur, ou en utilisant un sèche-cheveux, ou une ponceuse par exemple. Vous dites "malgré le bruit", moi je dirais "grâce au bruit", comme si cette espèce de ronronnement me permettait à ce moment-là de mieux penser sans effort particulier... Une histoire de vibrations ?Bon dimanche !: )