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Vielosophi & Cie

Vielosophi & Cie

Tentatives de réflexion pour vivre et agir en conscience...

vivre libre, ou...

J'en reviens à cette histoire de système. Là j'en parlais un peu déjà. Depuis j'ai expérimenté pas mal de choses, rencontré pas mal de gens, lu quelques bouquins subversifs mais non moins avisés, et continué, mine de rien, à réfléchir à tout ça... Le système tel qu'il est ne mène à rien. Il sert de structure au pouvoir et à l'économie. C'est un leurre de croire qu'il permet aussi le "vivre ensemble". Il cimente les relations humaines grâce à l'argent et à la peur de l'autre. A la peur tout court, même. Peur de la mort, peur de l'inconnu, de l'imprévisible, peur de se regarder soi-même, peur de se remettre en question. Tellement plus facile de dire que c'est de la faute des autres. Que nous ne sommes que des pions et n'y pouvons rien.
Chacun a le pouvoir de prendre le pouvoir. En acte, je veux dire. Le pouvoir sur sa propre vie, en ne prenant le pouvoir sur personne. Cela suffit à réguler les relations humaines. Aucune loi ni morale n'est nécessaire dès lors que chacun réfléchit, utilise les potentialités de son cerveau dans une dynamique de vie et de liberté.
L'anarchie, puisque c'est bien de cela dont il est question, n'est ni une doctrine ni une idéologie, mais ce sont des actes, qui par essence même n'attendent aucun mot d'ordre, aucun leader.
Pour citer Jean-Victor Verlinde, in L'ordre, mon cul! La liberté m'habite, chez L'esprit frappeur : "L'âge d'or, c'est quand on veut"...
Mais je me demande, quand même, si au fond, l'humain n'a pas peur de la liberté, tout simplement. Il ne sait pas quoi en faire, il ne sait pas ce que l'autre en fera. Et c'est peut-être bien cette peur-là le ciment du système : la servitude volontaire.
Rien à foutre de la crise. Eteignons les télés, les radios, fermons les journaux. Laissons-les s'agiter dans leur trou noir, qu'ils blablatent sur la croissance mais que leurs discours ne nous atteignent plus.
Que chacun reprenne sa vie en main.
Basta, évoluons.

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JACKIE 30/10/2008 17:16

Liberté, déjà rien que de l'écrire suppose que nous ne l'étions pas... le fait de s'exprimer, prendre la parole, écrire tout ce dont nous avons envie : faire passer les messages,C'est déjà énorme de ne pas avoir à demander la permission ;le droit, nous l'avons et nous le prenons.Tout vous paraît acquis, c'est tellement tombé dans la banalité que vous en êtes à ne plus vous rendre compte !Voyagez, allez voir ailleurs, revenez et vous verrez la différence...la sinistrose, vous la dénoncez...soyons réalistes, çà ne pouvait plus continuer dans l'opacité,Il faudra que çà change et revenir à des valeurs vraies, sans être rétrograde...Qui vous empêche de penser comme vous voulez?Déjà penser à l'heure actuelle, est déjà si rare, que çà mérite de s'y attarder, de se poser et de se demander où nous allons?...Jackie

Morgane 06/11/2008 12:44



La liberté d'expression est-elle est-elle une consolation au fait que nous n'avons pas la liberté d'action ? Le pouvoir dirait : "pensez, dites ce que vous voulez,
mais ne vous avisez pas de faire un pet de travers" Alors... ça sert à quoi de s'exprimer librement ? Et parce qu'une chose est acquise, il faut s'en contenter et ne pas aller plus loin ? Et
parce que c'est moins bien aillleurs, il faut se garder des chaînes par solidarité ? C'est quoi la sinistrose ?  Et pis aussi, ça m'arrive d'aller voir ailleurs, et même "autrement", ce qui
peut être une forme d'ailleurs... Merci d'être passée Jackie.



Fleur des collines 28/10/2008 11:50

J'aime beaucoup ton blog, que j'ai découvert il y a peu de temps... Probablement grâce au mot "liberté" intervenant dans une de mes recherches avec Google... Et des fois en te lisant, je me demande si tu ne serais pas ma soeur jumelle lolEn fait, nous avons aussi un point commun : notre métier de prof. Enfin là, je suis en congé parental... donc libre !Je zappe de plus en plus les médias qui nous saoûlent de crise... pour essayer de donner un sens à ma propre crise... Je suis tellement libre que comme tu l'écris, je ne sais trop que faire de ma liberté ! Et toutes mes actions semblent s'inscrire bêtement dans la servitude volontaire de mon entourage...Pourtant, jamais je ne me suis sentie aussi libre que ces temps-ci que je vis... Je suis mon propre maître... et j'erre de promenades contemplatives en lectures, d'actions associatives dites écolo en échange d'idées sur la toile... sans horaires à respecter, sans contrainte exceptée celle du plaisir de m'occuper de mon bébé...Je suis un électron libre et je ne sais pas si nous sommes nombreux ainsi... chaque fois que j'en trouve un je me sens moins seule à vouloir tout remettre en question y compris moi-même, telle une rebelle qui n'a peur de rien...Alors libre, ou ... quoi ?Mais ne sommes-nous pas déjà tous libres ? Il y aurait ceux qui préfèrent la liberté d'être esclave et puis les autres dont j'espère faire partie !:-)

Morgane 06/11/2008 12:34



Bonjour Fleur des collines, et merci pour ce commentaire... Et ça me touche que tu sois arrivée ici en tapant "liberté"...! Je crois aussi que disposer de son temps
propre, avec le moins possible de quadrillages horaires est une liberté, le moyen de ne pas subir le stress, et que ça n'empêche pas pour autant d'être quelqu'un de sociable et d'altruiste.
Et cela permet, je crois, en plus, une certaine paix avec soi-même, ce qui n'est pas négligeable...  La servitude volontaire serait une forme de liberté si elle était un choix qu'on
aurait la possibilité de ne pas faire... Est-ce le cas ?