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Vielosophi & Cie

Vielosophi & Cie

Tentatives de réflexion pour vivre et agir en conscience...

connaissance de soi et rapport au monde

Cela peut passer pour de l'égocentrisme. Etiquette réductrice, comme souvent, un mot employé tout seul et ne souffrant aucune discussion m'apparaît comme une boîte fermée... Je préfère dire "je", plutôt que "nous". Quand je dis "je", je sais de quoi je parle. "Je", c'est à dire moi, suis la seule personne dont les pensées, les blessures, les manques, les joies, les projets, les cheminements, les souvenirs et les intentions me sont accessibles. Normal que ce "je" ait de l'importance : c'est celui que je connais le mieux, et qui dit connaissance dit foisonnement, intensité, consistance. "Je" me connais mieux que personne. Ce qui fait que je suis la seule personne légitime pour porter un jugement sur moi-même.
Voilà pourquoi je ne dis pas "nous", car concernant ces questions existentielles, qui peut parler pour les autres ? Que savons-nous des autres ? Si... Il est vrai... Parfois je dis "nous", quand je suis un peu énervée par tout ce que j'observe (et ce ne sont là qu'observations, après tout) de notre instinct grégaire... Mais en réalité, rien ne m'autorise à porter un jugement sur les autres. Par contre, et certainement, chacun peut porter un jugement sur soi, de la même manière que je peux le faire pour moi. Ce questionnement égocentrique est fondamental et antérieur au questionnement suivant : que suis-je dans l'univers ? C'est la réponse que je donne à cette question, et donc mon rapport au monde, qui oriente mes actes, et donc mon impact, la trace que je laisse de ce passage. Et cette trace peut avoir des conséquences plus ou moins heureuses pour ce monde qui m'entoure, m'accueille et me reçoit le temps que dure ma vie. Alors il est important d'y réfléchir un peu.
Je parlais d'antériorité, mais cela doit être en réalité plus complexe. Mes interactions avec le monde extérieur nourrissent mes bouillonnements intérieurs, elles font mon histoire en ce monde et me construisent. J'ai conscience de moi-même et de ce monde "proche", quotidien et saisissable, ce monde qui touche ma conscience sans que je n'aie le moindre effort à faire. Le risque est pourtant d'en rester là en ce qui concerne mes questionnements. De ne considérer mon positionnement et mes actes que dans un microcrosme, à l'échelle de ma vie. Et de donner un peu trop d'importance à ces intéractions directes, d'en être l'esclave en quelque sorte, en voulant "bien faire", rester à cette place confortable pour moi et mon environnement proche, sans prendre la peine de lever les yeux plus haut.
Mais... A l'échelle du temps, de la biosphère et de la planète, des éléments dynamiques qui composent ce monde, que suis-je et où suis-je ? Que représente ma vie ? Si je souhaite accéder à cette forme de relativisation, ce n'est pas pour me dénigrer,  ou me dire que ma vie n'est rien et en conclure "à quoi bon"... Non, comme je le disais tout à l'heure, j'ai de l'importance pour moi-même, et ma vie en ce monde a des conséquences sur celui-ci, conséquences que je veux pouvoir considérer et dans la mesure du possible, maîtriser.
Si je me pose cette question, c'est parce qu'en prenant cela en compte, les "pourquoi" et leurs réponses se déplacent, les intentions évoluent, et les actes sont librement et naturellement plus altruistes.

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Jean 31/12/2008 15:14

Morgane. Merci de votre attention. Philosophies hindouistes. Oui, c’est ça. Pour en savoir plus sur Jean Klein, vous pouvez tapez son nom dans Wikipédia. Vous verrez, c’est un peu sec comme présentation. Ses livres sont plus savoureux, plus nourrissants. (Il parle de son propre parcours et de son éveil en Inde dans un livre intitulé « Transmettre la lumière".) Sur Wikipédia, dans les Liens Externes, vous pouvez faire petit tour chez David Ciussi (que je viens de découvrir à l’occasion sur Internet). David Ciussi a rencontré Jean Klein et d’autres éveillés.Vous pouvez aussi (en tapant son nom dans Google) aller visiter le site de Stephen Jourdain qui est un éveillé particulièrement anticonformiste. J’en ris tout seul en y pensant.Je viens de découvrir sur Internet l’existence d’un café-philo à 15 km de chez moi, et sur ce site, un lien vers un site que je découvre et qui pourrait vous intéresser. « Philosophie et spiritualité » site de sergecar.club.fr. C’est bien écrit, clair, vivant, très riche et prospectif. Cela fonctionne par leçons. (N’ayant rien lu d’autre, je recommande les leçons : 175 Recherches sur la conscience et l’évolution. 176 La sagesse et l’ignorance. 178 Conscience et libération.) Si vous trouvez dans Documents, le chapitre « Témoignages d’éveils», voyez celui de J.M. Jutge, entre autres. (En le recherchant, je ne l’ai pas retrouvé mais je sais qu’on peut le lire ailleurs). Bon voyage.P.S. : si la connaissance de vous-même vous intéresse aussi sur le plan psychologique, vous pouvez tout à fait la pratiquer dans l’optique du « Qui suis-je ? ». Bonne année. Et bonjour à tous les passants. Si ce que je vous signale les intéresse aussi, j'en serai d'autant plus satisfait...

Morgane 05/01/2009 00:57



Merci encore Jean pour toutes ces pistes... Je promets d'aller y voir de plus près dès que possible (vous me direz, c'est à portée de clic, mais je suis actuellement
dans une dynamique particulière, je prendrai le temps plus tard...) Bonne année à vous aussi !



Jean 21/12/2008 12:52

Morgane. Permettez-moi de vous recommander quelques ouvrages d’un certain Jean Klein où vous trouverez peut-être des réponses à votre questionnement. Titres : «  La conscience et le monde » (Ed. L’Originel). « A l’écoute de soi » (Ed. Les Deux Océans.). « L’insondable silence » (Les Deux Océans). « Qui suis-Je ? La quête sacrée. » (Albin Michel. Spititualités vivantes). « L’ultime réalité » (Le Courrier du Livre). « Sois ce que tu es » (Le Courrier du Livre). Il y en a d’autres.Ces livres sont la retranscription d’entretiens que Jean Klein donnait devant de petits auditoires. Son langage est simple et clair. J’ouvre, au hasard « La conscience et le monde », à la page 87. Voici ce qu’il dit du rôle joué par la pensée dans la recherche de la vérité : « Quand elle est considérée comme une entité séparée, la pensée est utilisée par la plupart des gens comme un instrument d’agression et de défense. La pensée est faite de passé, de mémoire, mais elle est tout à fait apte à comprendre ses propres limites et à vous donner accès à sa source, la tranquillité, l’être. Elle surgit du silence et se perd dans le silence. Ainsi son mode de fonctionnement est de pointer vers ce dont elle émane, la réalité ultime qui est au-delà du concevable. »  Qu’en dites-vous ? J’ai eu la chance d’assister à de nombreux entretiens de Jean Klein. Il vivait ce dont il parlait.

Morgane 25/12/2008 18:27



Merci Jean pour ces conseils de lecture, qui m'ont l'air de se rapprocher des philosophies hindouistes et orientales... Et que je ne connais pas très bien. Je ne
peux donc rien en dire, là comme ça, faudrait que je lise un peu et surtout que je m'en imprègne davantage. Je ne voudrais pas comprendre tout cela seulement à la lumière de mes préjugés (mêmes
s'ils sont plutôt positifs en ce qui concerne ces formes de sagesse). Cela me fait penser quand même un peu à Herman Hesse, ou Maître Eckhart (en atténuant la coloration christianiste de
celui-ci, sauf son respect...) Je me dis quand même que vouloir se connaître soi-même ce n'est pas la même chose que de vouloir répondre à la question "qui suis-je ?"... à bientôt Jean!



Galia 11/12/2008 22:05

Bel article effectivement! Et la question "qui sommes-nous dans l'univers ?": on est assez nombreux à se la poser... Je pense comme toi que nos interactions avec le monde qui nous entoure sont déterminantes pour apprendre à nous connaitre réellement. Nos actes ont bien entendu des conséquences sur l'environnement comme tu le dis, mais pour ma part j'ai aussi l'impression que nos actions peuvent agir sur nous, en nous rendant meilleur. Et pour reprendre ton exemple de l'altruisme, j'ai remarqué qu'après ce genre d'action, on a une sensation de bien-être naturel. Ne trouves-tu pas?

Morgane 15/12/2008 00:00



Merci Galia ! Ton commentaire est intéressant car il prolonge la réflexion. J'aime bien cette phrase en particulier " nos interactions avec le monde qui nous entoure
sont déterminantes pour apprendre à nous connaître reéllement"... Mais je me demande quand même, que veut dire "nous connaître réellement" ? L'altérité ne serait-elle pas davantage une source
d'évolution de ce que nous sommes ? Ou bien le moyen de nous affirmer tels que nous sommes ? Pour ma part j'ai le sentiment que plus je me "confronte" au monde, plus je prends confiance en moi...
Alors oui, dans ce cas, ce serait peut-être là un moyen de me connaître mieux... Ce serait ça peut-être le sentiment d'être rendue meilleure. C'est en ayant un regard particulier, quelque chose
comme de l'attention et de l'ouverture, sur ce monde, qui nous rendrait "naturellement" plus sensible et plus altruistes dans nos actes... Est-ce que c'est ce que je trouve ? En tout cas, je
cherche, je cherche...



Artno 02/12/2008 00:03

enfin, les blog de réflexion personelles ne cours pas le net, ça fait donc du bien de tomber sur le tiens, à bientôt.

Morgane 07/12/2008 20:45



Ben... Merci, c'est encourageant... A bientôt donc !



dominique boudou 22/11/2008 13:43

Agir sur le monde. Considérer cette action et la maîtriser. Je ne veux pas sombrer dans les facilités du nihilisme mais... Enfin, quoi, nous sommes tellement petits... tellement perdus surtout aujourd'hui, dans un contexte de "réalité liquide"...

Morgane 23/11/2008 21:42



En fait... Je pensais en particulier à nos actions "destructrices" pour le monde qui nous reçoit... Effectivement nous sommes petits, et les actions individuelles
ont peut-être peu d'impact... Mais si chacun avait de meilleures intentions et que celles-ci étaient partagées par d'autres, les actes seraient certainement moins nocifs, et auraient globalement
moins cet impact ravageur... A ce que l'on sait de l'évolution de nos civilisations depuis le néolithique, les intentions ont été majoritairement conquérantes, productives et aujourd'hui
ultra-consommatrices... Mais si quelques-uns, et puis d'autres, changent leurs intentions individuelles et agissent de manière moins nocive pour l'environnement (qu'il soit animal, végétal,
minéral, humain ou autre...), et si ces quelques-uns sont peu à peu suivis par d'autres, cela ne pourrait-il pas constituer un petit début d'espoir d'évolution...?