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Vielosophi & Cie

Vielosophi & Cie

Tentatives de réflexion pour vivre et agir en conscience...

En route !

Bonjour à tous !

Ces derniers temps j'ai quelque peu abandonné la blogosphère pour des activités plus réelles et parfois bien terre à terre... Mais cela n'a pas empêché les réflexions de traîner dans ma tête, et je compte bien me remettre à l'e-écriture dans les jours ou les semaines à venir, dès que ma vie aura repris un cours plus paisible... Réflexions sur la musique, sur l'enseignement, entre autres... Cependant, j'ai remarqué que malgré cette "mise en veille cybernétique", il y a eu du passage sur le blog, c'est agréable de voir que cela vit sans moi! En attendant une reprise réflexive plus active de ma part, ces quelques mots d'Hermann Hesse, dans Siddhartha :

A chaque pas qu'il faisait sur la route, Siddhartha apprenait quelque chose de nouveau, car le monde pour lui était transformé et son coeur transporté d'enchantement. Il vit le soleil se lever au-dessus des montagnes boisées et se coucher derrière les lointains palmiers de la rive; il vit, la nuit, les étoiles, leur belle ordonnance dans le ciel et le croissant de la lune, tel un bateau flottant dans l'azur. Il vit des arbres, des astres, des animaux, des nuages, des arcs-en-ciel, des rochers, des plantes, des fleurs, des ruisseaux et des rivières, le scintillement de la rosée le matin sur les buissons, de hautes montagnes d'un bleu pâle, au fond de l'horizon, des oiseaux qui chantaient, des abeilles, des rizières argentées qui ondulaient sous le souffle du vent. Toutes ces choses et mille autres encore, aux couleurs les plus diverses, elles avaient toujours existé, le soleil et la lune avaient toujours brillé, les rivières avaient toujours fait entendre leur bruissement et les abeilles leur bourdonnement; mais tout cela, Siddhartha ne l'avait vu autrefois qu'à travers un voile menteur et éphémère qu'il considérait avec défiance et que sa raison devait écarter et détruire, puisque la réalité n'était point là, mais au-delà des choses visibles. Maintenant ses yeux désabusés s'arrêtaient en-deça de ces choses, il les voyaient telles qu'elles étaient, se familiarisait avec elles, sans s'inquiéter de leur essence et de ce qu'elles cachaient, il tâchait de découvrir le petit point de ce monde où il arrêterait ses pas. [...] Comme il faisait bon de marcher ainsi, libre, dispos, sans soucis, l'âme confiante et ouverte à toutes les impressions.

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Dominique Boudou 25/03/2007 14:05

J'ai lu hesse quand j'étais jeune. Le loup des steppes, Narcisse et Golmund. J'ai oublié. Faudrait relire.

Valerie 18/03/2007 12:58

Aaaaaaaaaaah te revoilà parmi nous!!!! Eh oui souvent on manque de temps pour tout c'est vrai, pour ma part c'est vrai que je voudrais faire plein de choses mais on a tous nos priorités!!!! Très joli texte à méditer...Sincèrement Valérie  

Morgane 18/03/2007 19:21

Merci pour ton commentaire Valérie ! et du coup pour cet accueil !!! Je vais de ce pas faire un petit tour sur ton blog !
Sincèrement